lundi 21 février 2011
Fanambarana'ny GTT Montpellier
jeudi 17 février 2011
Déclaration à la presse de Son Excellence, Mr le Président Marc Ravalomanana Johannesburg, Afrique du Sud - 17 février 2011
Mesdames, Messieurs, merci pour votre présence. Et merci pour l’intérêt que vous portez à Madagascar.
Je suis le Président de Madagascar, élu démocratiquement et conformément à la constitution.
Mais je ne suis pas le seul responsable de l’événement dont vous êtes les témoins aujourd’hui; il fait partie intégrante d’une large stratégie organisée par tous les membres des principaux mouvements politiques à Madagascar.
Je suis fier, aujourd’hui, d’épauler mes concitoyens – et concitoyennes qui se battent pour la liberté de la démocratie – pas seulement ceux de mon propre parti, mais également tous ceux d’autres mouvements politiques, y compris ceux loyaux à d’autres anciens présidents.
Je salue et accueille tous ceux qui nous ont réunis contre le coup d’état qui a mis fin à la démocratie et à la liberté dans notre pays bien-aimé. Il a plongé notre peuple dans une sombre période de souffrance.
Ma présence ici aujourd’hui est destinée à annoncer une initiative importante, multipartite et personnelle dans la lutte pour la démocratie – une initiative qui va dramatiquement changer le débat sur Madagascar, ainsi que son futur et qui va assurer la suprématie de la volonté du peuple Malgache.
Ce régime illégal a obtenu le pouvoir de façon anticonstitutionnelle. Le déclarer un coup d’état illégal ne se base pas sur mon opinion personnelle, mais sur l’opinion officielle de la SADC et de l’UA. Ils ont suspendu le régime de toutes leurs activités et lui ont imposé des sanctions officielles – une réaction assez rare prise à l’encontre d’un autre état africain.
Les USA, la Communauté Européenne, et la communauté internationale dans son ensemble ont refusé de reconnaître ce régime et ont suspendu toute forme de contact et d’assistance.
Tout récemment, de nouvelles informations sur le coup nous sont parvenues d’un officier de l’armée de haut rang. Comme je l’ai souvent répété, ces affirmations confirment l’implication d’une petite partie de l’armée et des forces paramilitaires dans ce coup.
Au lieu de condamner les dirigeants du coup, de fausses accusations ont continué à être faites contre moi. J’ai demandé, en de nombreuses occasions, qu’une commission d’enquête internationale soit mise en place pour investiguer ces accusations sans fondement. Je réitère cet appel aujourd’hui.
La Court Internationale de Justice de La Haye a dit que mon inculpation n’aurait jamais dû avoir lieu.
J’ai apporté mon support inconditionnel à la médiation de la SADC effectuée par l’ancien Président Chissano depuis 2009.
En terme d’archives publiques, j’ai signé les Accords de Maputo et l’Acte Supplémentaire d’Addis Abeba, sans réserve. Ma participation dans les pourparlers de Pretoria en avril 2010 a supporté le procédé conçu par le Président Chissano.
J’ai aussi donné mon support au rôle prédominant joué par le Président Zuma dans ces médiations. Il a, lui aussi, mentionné l’importance de résoudre cette crise dans sa dernière Adresse à la Nation.
Laissez-moi faire remarquer qu’avant les pourparlers de Pretoria, j’étais déjà au courant qu’un projet alternatif circulait pour contourner l’initiative de la SADC.
Ses points principaux étaient que Rajoelina devrait être un président de transition, avec son propre gouvernement et non un gouvernement d’inclusion.
Selon ce plan, je n’aurais pas été autorisé à regagner mon pays.
Mesdames, Messieurs, ce régime illégal a ouvertement défié les accords de la SADC et n’a implanté aucune de ses recommandations.
Le Sommet Extraordinaire de la SADC, qui s’est tenu au Botswana à la fin de l’année passée et qui a été attendu par 14 Chefs d’Etat et de Gouvernement ou par leurs représentants, a noté :
Extrait : La situation politique à Madagascar reste fragile et sans solution. Malgré toutes les tentatives de médiation conduites par la SADC, les accords conclus n’ont pas été respectés ou ont été violés en de nombreuses occasions, notamment par l’Autorité de Haute Transition (AHT)…
Ceci signifie que le régime illégal a saboté toutes les tentatives de médiation.
Au cours de sa rencontre à Windhoek, la SADC a réaffirmé ceci et a recommandé en plus :
Extrait :
La SADC, l’Union Africaine et la communauté internationale au sens large doivent apporter leur support politique, technique, matériel et financier au processus de dialogue Malgacho-Malgache …
La situation politique et la situation des droits humains est maintenant autocratique.
- Il n’a pas de liberté d‘expression
- Il n’a pas de liberté de la presse
- Il y a une peur de l’intimidation.
- Il y a des détentions arbitraires.
- Il y a une suppression de toute forme de criticisme ou d’opposition.
En 2010, le Conseil des Droits Humains de l’ONU a exprimé ses inquiétudes à propos de la situation à Madagascar.
De nombreux Malgaches sont aujourd’hui en exil ou en prison.
Ce régime illégal est impliqué dans une campagne de propagande destiné à se legitimiser lui-même.
La persistante approche unilatérale ne remplace pas un processus de négociation multipartite crédible.
Ce régime est illégal. Il ne peut pas se legitimiser lui-même.
Nous pourrions peut être comparer ceci au régime de l’apartheid qui a introduit une nouvelle constitution et des réformes en 1983 mais qui a exclu des dirigeants légitimes comme Nelson Mandela. La communauté internationale n’en a pas été dupe. Comme elle ne l’est pas non plus par les manœuvres de ce régime illégal
Les derniers développements sont un nouveau projet proposé par les médiateurs de la SADC.
Veuillez noter que ceci n’est pas un projet officiel de la SADC mais qu’il est seulement proposé par un individu de l’équipe de médiation.
C’est un plan de transition pro-Rajoelina destiné à me garder hors de Madagascar et hors de toute participation politique.
- Ceci est inacceptable.
- Ceci est antidémocratique.
- Ceci est un mauvais exemple pour l’Afrique.
- Ceci récompense les dirigeants du coup.
- Ceci ignore les résolutions africaines sur les régimes anticonstitutionnels.
- Ceci ne va qu’approfondir la crise.
- Ceci ne résout rien.
- Ceci exclut trop de voix politiques, et confère une légitimité à un régime illégal.
- Ceci empêche les électeurs de choisir qui ils veulent.
- Ceci ne constitue pas les fondations d’une démocratie durable.
Nous aurons besoin de l’aide et du support de tous les corps internationaux, de la SADC, de l’Union Africaine, des Nations Unies, de la Communauté Européenne, des Etats Unis – et bien entendu, du monde entier – dans notre lutte pour ramener la démocratie à Madagascar.
Mais ce dont nous avons désespérément besoin est d’un vrai dialogue Malgacho-Malgache. C’est la recommandation de la SADC. C’est par là que nous devons commencer. Alors la communauté international pourra nous supporter.
La société Malgache; tous les membres des quatre mouvements politiques; toutes les parties politiques, les églises, toute la société civile – aussi inclusifs que nous puissions l’être – doivent se réunir pour définir une solution pour eux-mêmes.
La médiation internationale, aussi qualifiée soit elle, ne peut pas remplacer le dialogue entre frères; ni le processus d’ennemis politiques qui se réunissent, en temps que patriotes, dans l’intérêt d’un pays que nous aimons tous — pour définir une solution pacifique, durable et prospère.
Je crois que seul un vrai consensus national, forgé par le peuple Malgache, au travers de discussions directes dans notre propre pays, peut nous ramener à la démocratie – et peut assurer que personne ne pourra plus jamais saisir le pouvoir illégalement à Madagascar.
Mettons, mettons tous nos différences de côté. Trouvons, et écoutons la voix du peuple. Faisons ce qui est le mieux pour notre pays – et pas ce qui convient à nos propres intérêts personnels.
L’intérêt national est au-dessus de nos intérêts. Je suis prêt à écouter un chacun. Je suis prêt à parler à chacun.
Je fais ceci humblement, de façon à ce que nous puissions retourner à la démocratie, et, ensemble, créer un brillant future pour Madagascar.
Ceci doit amener des élections libres et loyales, au cours desquelles tout quiconque voudra être candidat pourra l’être.
Pour construire une telle société, pour aider à ramener la démocratie, il est temps que je retourne au pays.
Je veux diriger par l‘exemple. Je veux, avec vous tous, m’élever pour la paix et la démocratie et pour le droit à la liberté de choix pour le Malgache ordinaire.
Ils méritent bien que nous tous leur donnions ce droit. Ils ont souffert et ont subi bien des abus ces derniers temps.
Je veux, avec vous tous, assurer un futur honorable pour notre pays, pour assurer que nous puissions siéger fièrement dans la communauté des nations.
En fonction de quoi, je veux informer tous ceux qui me regardent et m’écoutent aujourd’hui, aussi bien en Afrique du Sud qu’à Madagascar et que dans le reste du monde, que je vais retourner au pays après-demain, le samedi 19 février – mettant fin ainsi à mon exil loin de notre Madagascar bien-aimée.
J’ai l’intention de toucher tous les Malgaches pour construire un consensus pour la paix. Je connais les risques que je cours en retournant, mais je ne peux les laisser entraver le chemin qui nous permettra de restaurer la démocratie. Je n’ai rien à craindre. Je n’ai rien fait de mal.
Mesdames, Messieurs, ceci est un moment important. Nous avons été inspirés et gratifiés par les aspirations démocratiques en Tunisie, en Egypte et dans d’autres pays.
Le désir de liberté brûle dans mon coeur. Notre rêve de liberté ne peut pas être étouffé plus longtemps.
Merci au peuple et au Gouvernement d’Afrique du Sud. J’espère qu’ils vont comprendre et donner leur support à mon retour. Mes actions sont guidées par Dieu et par les meilleurs intérêts pour notre pays. Je suis impatient d’être au pays, avec mes concitoyens – et mes concitoyennes. La vraie démocratie ne demande rien de moins.
Que Dieu bénisse Madagascar.
mardi 15 février 2011
Hafatra avy amin'ny Filoha Marc RAVALOMANANA
"Ry Vahoaka Malagasy. Hiverina ary hitodi-doha aty an-tanindrazana aho amin'ity herinandro ity. Matokia ianareo fa hijoro sy hiray hina isika ho an'ny malagasy tsy ankanavaka. Koa mitrakà ary mijoro fa tsy ho avelantsika ho lavo ny tanindrazantsika."Anio 15 febroary 2011.
[Marc Ravalomanana]
Koa araka izany dia manainga antsika vahoaka malagasy hihomana amin'izany ary haneho ny firaisankinantsika tanteraka hampijoro ny fahamarinana sy ny ara-dalàna. Holazaina amintsika eto ihany ny andinindininy.


dimanche 6 février 2011
Communication du GTT International distribué à La Bastille – Paris
Malagasy Mandresy, Madagasikara Afaka
Peuple Malgache Gagnant. Madagascar Libre
Winner Malagasy People. Free Madagascar
Manisfestation unitaire légaliste – Paris 05/02/2011
Déclaration
Chèr(e) ami(e)s,
Tout d’abord, nous saluons les patriotes qui sont venus nombreux témoigner de l’amour qu’ils portent pour leur pays. Nous saluons aussi celles et ceux qui sont venu(e)s apporter leur soutien et manifester leur solidarité avec le peuple malgache dans l’épreuve qu’il traverse actuellement.
Cela fait maintenant plus de 22 mois que Andry Rajoelina et sa clique se sont emparés du pouvoir à Madagascar. Ils ont volé au peuple malgache sa victoire, celle de la réélection de Marc RAVALOMANANA 2 ans auparavant. Ils lui ont confisqué la démocratie et la France en est co-responsable en apportant son soutien très actif aux putschistes.
Actuellement, force est de constater que la HAT est fidèle à son principe en poursuivant une politique unilatérale. Pour preuve, le référendum constitutionnel du 17 novembre dernier que seuls la HAT et ses partisans et complices reconnaissent les résultats. A ce titre, l’on se rappelle de la venue de parlementaires belges et français pour soi-disant “superviser les opérations de vote”. Ces “observateurs”, sans mandat ni titre officiel étaient en fait invités par le régime putschiste pour cautionner sa démarche et servir ensuite de relais pour des actions de lobbying international destinées à “nettoyer “ l’image négative des putschistes.
Presque 2 ans après le coup d’Etat, le calvaire quotidien des Malgaches continue:
- hausse vertigineuse des PPN,
- arrestations et intimidation de journalistes, de prêtres et de militaires. Rappelons au passage que les leaders de la la Mouvance Ravalomanana : Fetison, Zafilahy et Pasteur Edouard croupissent encore en prison en attente de leur jugement,
- fermeture d’entreprises et pertes d’emplois massives ayant comme conséquences l’augmentation des activités informelles mais aussi la multiplication des drames humains (cas de suicides),
- insécurité permanente,
- famine qui guette le sud malgache
Les Malgaches en ont assez de ce régime illégal, criminel, mafieux et terroriste et ils l’ont démontré à travers plusieurs manifestations massives dans plusieurs régions de l’Ile. La HAT commence alors à vaciller, la panique gagne l’état major putschiste notamment depuis que les 2 officiers (Général Rakotonandrasana et Colonel Charles Andrianasoavina) ex-putschistes repentis, très proches de Rajoelina, ont révélé au monde entier le rôle respectif de ce dernier, des politiciens locaux et des puissances étrangères dans la planification et l’exécution du coup d’Etat du 17 mars 2009. Allant dans le même sens, le Président ZAFY Albert, lors d’une récente conférence de presse, a lui aussi livré des révélations accablantes pour Rajoelina et son équipe sur les massacres du 26 janvier et du 7 février 2009 en évoquant plusieurs personnes devant être “sacrifiées” afin de faire porter la responsabilité du carnage au Président RAVALOMANANA.
Dans ces circonstances, la HAT est affaiblie. Elle tremble sur ses bases. Et le contexte international n’est pas du tout favorable ni pour elle ni pour la France, sa tutrice. Un vent de révolte est en train de souffler sur le continent africain. Il a déjà soufflé en Côte d’Ivoire, Tunisie, Algérie (3 pays faisant partie du pré-carré français), il souffle actuellement en Egypte et au Yemen et peut-être atteindra-t-il bientôt Madagascar. A l’instar de tous ces peuples, les Malgaches refusent la confiscation brutale et forcée de leur vote, ils n’acceptent pas qu’une puissance étrangère, fut-ce la France, s’immisce dans les affaires nationales du pays. Ils tiennent à rappeler que Madagascar est un pays indépendant et souverain et non un DOM ni un TOM et encore moins une possession française où tout se décide à Paris.
Nous demandons à la France de respecter le choix du peuple Malgache et de cesser d’être le complice de cette bande de voyous, pilleurs et criminels qui appauvrissent leur propre pays et tuent leurs propres compatriotes. A défaut d’être neutre, compte tenu de ses intérêts économiques, la présence de la France au sein du Groupe de médiation doit être reconsidérée.
Nous appelons aussi la France à abandonner cette pratique d’un autre temps qu’est la FRANCAFRIQUE, source de tant de malheur, de conflits et de pauvreté pour tout le continent africain. La France, pays de la liberté et des droits de l’homme, ne doit pas imposer au peuple africain ses pantins pour diriger le pays.
Il est tout à fait légitime que la France veille sur ses intérêts mais, cela ne doit pas se faire au détriment de ceux des Africains. Il est venu le temps de mettre en place une vraie politique bi ou multilatérale où les pays se respectent mutuellement.
Enfin, nous nous adressons à l’ensemble de la Communauté Internationale pour rappeler nos exigences, à savoir:
- appliquer sans délai et de façon effective les sanctions prononcées par l’Union Africaine à l’encontre des 109 personnes impliquées dans le putsch avec Rajoelina en tête,
- maintenir les sanctions prononcées par la communauté internationale,
- exiger la libération des prisonniers politiques,
- prendre ses responsabilités en faisant bloc, contre les putschistes afin de les obliger à se soumettre aux dispositions convenues,
- prendre les mesures nécessaires à la sécurisation humaine et notamment par l’envoi des forces de la SADC pour désarmer les milices et mutins armés, car la situation sociale est exclusive et risque de basculer à tout instant vers la guerre civile,
- faciliter le retour inconditionnel du Président élu démocratiquement Marc RAVALOMANANA sans qui, aucune solution ni apaisement durables ne pourraient être envisagés pour le pays,
Continuons notre mobilisation jusqu’à la chute de ce régime putschiste. Unissons nos forces et suivons la voie tracée par nos frères Ivoiriens, Tunisiens et Egyptiens. La victoire est à notre portée et le contexte nous est favorable, ne lâchons plus.
VIVE MADAGASCAR LIBRE !!!
GTT INTERNATIONAL – Collectif de la Diaspora
15, rue des Savoises
Genève – SUISSE
Président: Gilbert Darsot Rasolofoniaina
Vice-Président: Raharimbahoaka Andriahobijaona – Chargé des relations avec Madagascar
mercredi 26 janvier 2011
Lettre ouverte pastorale à Mme Christine Razanamahasoa, se disant « Ministre de Dieu »
Lettre ouverte reçue par mydago.com dans sa boîte aux lettres
Madame le Ministre !
Vous savez que l’expression « ministre » veut dire « serviteur » (Mpanompo en Malgache officiel). Vous êtes donc deux fois « ministre » : avant d’être « ministre de la justice » vous êtes en premier lieu « ministre de Dieu » car vous êtes réputée « Bergère consacrée » (Mpiandry voatokana) issue du Tobilehibe d’Isoatanàna (je dis en passant qu’il en est de même d’un autre « ministre » appelé Rakotomihantarizaka Organès).
Étant, en premier lieu et par-dessus tout, « ministre de Dieu » avant d’être « ministre de M. Andry Rajoelina », vous devrez mettre au-dessus de votre tête et au-dessus de toute chose la Droiture, la Justice et l’Équité de Celui Qui vous a choisie et ointe et il est évident qu’avant toute chose votre devoir envers votre Seigneur est de Lui obéir. N’a-t-il pas commandé à ses fidèles : « QUE LA DROITURE SOIT COMME UN COURANT D’EAU, ET LA JUSTICE COMME UN TORRENT QUI JAMAIS NE TARIT » (Amos 5, 24). Si ce n’est malheureusement pas le cas, ce même Seigneur n’acceptera rien de ses « ministres » voire Il prédit pour eux des malheurs ! Ce n’est point que le Seigneur soit méchant, seulement Il n’accompagne plus ceux qui, en connaissance de cause, ne suivent pas ses volontés et ceux qui sont abandonnés par le Seigneur ne sont nullement heureux car sont maudits, ne pouvant nullement obtenir la divine grâce !
Mme la Ministre, sur cette affaire de corruption lors de ce concours d’entrée à cette Ecole Supérieure de la Magistrature, je n’ai rien à dire, seulement ce que vous avez entrepris avec M. Andry Rajoelina depuis le mois de Janvier 2009 jusqu’à ce jour est tout à fait « étrange » !
- Un « Ministre de Dieu » qui cautionne les pillages, non seulement des « richesses visibles » de votre « ennemi » Marc Ravalomanana mais d’autres victimes et des infrastructures de l’État. Sachez, Mme la Ministre que tout acte violent perpétré à l’endroit de n’importe quel citoyen (bien qu’il soit jugé coupable) n’est point agréable au Seigneur, à plus forte raison si parmi les responsables et les commanditaires de ces actes se trouvent des fidèles et des « ministres » du Seigneur !
Une « Ministre de Dieu » qui participe activement à un coup d’État à l’encontre d’une « autorité » démocratiquement élue sous le prétexte que celle-ci est corrompue, tyrannique, dictatoriale, pourtant la seule voie légale et LÉGITIME pour destituer une « autorité » est l’élection démocratique ! En tant que chrétienne luthérienne vous savez qu’en cette matière le Réformateur, l’ancien moine augustin MARTIN LUTHER est intransigeant ! Vous connaissez bien l’histoire des « Anabaptistes » (aile ultragauchiste des partisans de la Réforme) qui ont soulevé les paysans pour instaurer un régime « égalitaire » et pour renverser les Princes allemands, au temps de Martin Luther ! Martin Luther a vigoureusement condamné ces « illuminés » et a conclu une alliance avec les Princes allemands pour réprimer par la force des armes les « révolutionnaires » bien qu’ils aient cherché à établir un monde plus juste et plus équitable ces « impies » d’Anabaptistes furent durement châtiés! Et dans le Rituel (Ritoaly) du service dominical luthérien l’Église luthérienne a toujours le devoir d’intercéder en faveur de l’autorité « légitimement » et « légalement » établie : que ce soit un Prince, que ce soit un Roi ou une Reine, que ce soit un Président de la République démocratiquement élu, bien qu’il ait fait des erreurs ou ait commis des fautes ! Lisez bien la Lettre de l’Apôtre Paul aux Romains, au chapitre 13, aux versets 1 et 2 : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieux. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes » ces versets de l’Apôtres constituent la base fondamentale de l’éthique ‘‘politique’’ des Luthériens ! Vous vous êtes écartée et vous vous écartez toujours de la doctrine luthérienne ! L’évocation du « peuple malgache » ne vous disculpera et ne vous sauvera pas du jugement de Dieu ! Bien que vous vous montriez très pieuse tant dans le privé que dans les locaux du Ministère de la Justice de Faravohitra car vous avez à votre service un Pasteur luthérien en rupture de ban avec son Eglise, vous n’échapperez pas aux remontrances du Seigneur. Ayez le courage de lire le Livre d’Amos au chapitre 4, aux versets 4 et 5 : ‘’Allez à Béthel, et péchez ! Allez à Guilgal, et péchez davantage ! Offrez vos sacrifices chaque matin, et vos dîmes tous les trois jours! Faites vos sacrifices d’actions de grâces avec du levain ! Proclamez, publiez vos offrandes volontaires! Car c’est là ce que vous aimez, enfants d’Israël, Dit le Seigneur, l’Éternel’’. Continuez au chapitre 5, aux versets 21, 22 et 23 : ‘‘Je hais, je méprise vos fêtes, Je ne puis sentir vos assemblées. Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes,
Je n’y prends aucun plaisir; et les veaux engraissés que vous sacrifiez en actions de grâces, Je ne les regarde pas. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques; Je n’écoute pas le son de tes luths’’. Et suit le verset 24 : ‘‘QUE LA DROITURE SOIT COMME UN COURANT D’EAU, ET LA JUSTICE COMME UN TORENT QUI JAMAIS NE TARIT’’ (Amos 5, 24). Vous êtes loin d’obéir au Seigneur car vous vous êtes écartée de sa voie dès le moment où vous avez accepté de lier votre destin à celui de M. Andry Rajoelina !- Une « Ministre de Dieu » qui pousse et qui cautionne quelques Pasteurs luthériens, dont le Pasteur de la paroisse luthérienne d’Androhibe-Finoana et des « Bergers » (dont des Luthériens et de la FPVM) armés de la Sainte Bible et de « pieds de biche » pour fracturer illégalement et illégitimement les portails et les portes d’accès aux ministères, bien qu’au nom du Peuple, sous le prétexte que les manifestants pro-Ravalomanana de 2002 en ont fait autant, c’est très troublant ! Sachez, Mme la Ministre, qu’un Chrétien n’agit pas en fonction de ce que d’autres personnes ont fait mais il doit toujours être inspiré et dirigé par l’Esprit Saint du Seigneur ! Et notre Seigneur n’approuvera jamais des actes de vandalisme en son Saint Nom et condamnera sans aucun appel le recrutement de « Bergers franchement mercenaires » car certains de ces « Bergers » n’étaient de blanc vêtus et dotés d’une Bible et d’une croix que pour l’occasion ! Une personne bien informée m’a renseigné que parmi les « Bergers » qui ont investi les ministères et qui ont ‘‘exorcisé’’ les pièces, les cours environnantes du Palais d’Ambohitsorohitra le matin du 17 mars 2009, et qui ont brûlé les « idoles » de M. Ravalomanana (lesquelles idoles n’ont été en réalité que des « totems » scouts offerts par les Eclaireurs et Eclaireuses Unionistes [Tily sy Mpanazava] à M. Ravalomanana à l’occasion de la présentation des voeux qu’ils ont effectuée à Ambohitsorohitra en Janvier 2009 !), que parmi les « Bergers » il y avait des « gros bras » recrutés et payés ! Je vois d’ici la réaction de Mme la Ministre : « Apportez moi des preuves et des témoins oculaires, sinon vos insertions ne seront que nulles et non avenues ! ». Mme la Ministre, vous savez pertinemment que rien ne peut être caché à Dieu !
- Une « Ministre de Dieu » qui s’engage et qui s’investit dans la mise en place d’une autorité insurrectionnelle et qui a participé à un coup d’État en connivence avec des militaires mutins, est désarmant ! Mme la Ministre, vous savez pertinemment que rien ne peut être caché à Dieu !
- Une « Ministre de Dieu » qui ose soutenir que le coup d’État de 17 mars 2009 est un mouvement populaire malgré les aveux du Lt-Cl Charles Andrianasoavina et du Gal Rakotonandrasana Noël ! Et vous réclamez toujours à vos détracteurs des « preuves tangibles » ! Sur ce point, ils ne pourront pas vous en fournir, mais, Mme la Ministre, vous savez pertinemment que rien ne peut être caché à Dieu !
- Une « Ministre de Dieu » qui ment effrontément en affirmant qu’actuellement la Justice malgache est enfin indépendante alors que cette Justice est tout simplement instrumentalisée pour servir les causes bassement politiques de M. Andry Rajoelina et de sa clique ! Mme la Ministre, vous savez pertinemment que rien ne peut être caché à Dieu !
- Une « Ministre de Dieu » qui jette en prison des politiciens, des journalistes, des ecclésiastiques (autres Ministres de Culte) ! Sachez, Mme la « Ministre de Dieu » qu’on reconnaît un arbre par ses fruits (Matthieu 12, 33) si bien que j’ose vous juger par vos « fruits » ! Et vous allez vous cacher derrière une explication fallacieuse come quoi il n’y a point de détenus politiques à Madagascar, ces détenus sont des prévenus « accusés » de trouble, de terrorisme et de vandalisme ! Mais quand vous êtes acculée vous osez prôner le « dialogue pour la sortie de crise » !
- Une « Ministre de Dieu » qui cautionne et qui protège les « mafias » de tout acabit, les politiciens et magistrats notoirement corrompus et corrupteurs ! Et une « Ministre de Dieu » qui ose braver les victimes de ce régime corrompu et exigeant des « preuves » matérielles et tangibles, des témoins oculaires sur les cas de corruption véhiculés par la presse, tout en sachant que c’est pratiquement impossible devant la terreur et les menaces que d’éventuels « braves » témoins risquent d’encourir ! Mme la Ministre, vous savez pertinemment que rien ne peut être caché à Dieu !
Seulement le Seigneur frappe encore à votre porte, vous qui pensez que vous avez accueilli le Seigneur chez vous, détrompez-vous, c’est M. Andry Rajoelina qui règne dans votre coeur et qui gouverne votre âme. Je sais bien que votre haine à l’endroit de M. Ravalomanana est encore tenace ! Pour vous blanchir vous évoquez M. Ravalomanana mais vous ne pourrez plus l’évoquer devant Votre Seigneur Jésus Christ ! Repentez-vous, Mme la Ministre, l est encore temps ! Lisez la prophétie d’Amos, ne regardez point et ne jugez point les autres, pensez au salut de votre âme, Mme la Ministre ! Sachez qu’on ne peut pas servir deux seigneurs à la fois, choisissez entre « Dieu Père, Fils et Saint Esprit » et Son Excellence M. Andry Nirina Rajoelina, entre la Vie et la Mort !
dimanche 23 janvier 2011
A la une du Vendredi 21 janvier 2011 / N°1856
Coup d’Etat 2009 : Le Lt Charles demande à être jugé par le TPI avec tous les auteurs
Le Lieutenant-Colonel Charles Andrianasoavina ne cesse de soulever le «coup d’Etat de 2009». Il compte emboîter le pas à l’ancien Président de la République Marc Ravalomanana.
Si Marc Ravalomanana a saisi le Tribunal national pour statuer sur l’affaire «coup d’Etat 2009», le colonel Charles Andrianasoavina, lui, vise plus haut, c’est-à-dire la juridiction internationale.
Après avoir clamé haut et fort avoir commis un double « coup d’Etat » en 2009 aux côtés des dirigeants actuels, «il demande l’ouverture d’une enquête internationale dans l’affaire coup d’Etat 2009 et d’être jugé par le Tribunal Pénal International» a-t-on appris des proches du lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina. Notre source a également affirmé que le lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina est prêt à témoigner et à être jugé devant la Cour Pénale Internationale avec les autres présumés acteurs de ce coup d’Etat. De l’avis de cet officier, tel que l’a rapporté un de ses proches, tous les auteurs et commanditaires du coup d’Etat de 2009 devraient assumer leur acte et être jugés.
Un document envoyé à Chissano
Pour attirer l’attention de la communauté internationale, le colonel Charles Andrianasoavina a rédigé un mémorandum relatant les faits de janvier à mars 2009. Ce document a été envoyé à SEM Joaquim Chissano, ancien président mozambicain et non moins chef de la médiation internationale, chargé du règlement de la crise malgache. Toutefois, ce dernier n’a pas encore réagi à ce sujet. Cependant, les indiscrétions affirment que ce fameux mémorandum du lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina fera l’objet de débat lors du prochain Sommet de l’Union Africaine qui se tiendra à Addis-Abeba à la fin de ce mois-ci.
Cette action du colonel Charles Andrianasoavina réussira-t-elle à influencer la communauté internationale dans sa position quant à la crise malgache, se demandent les observateurs.
Encore une fois, le Col. Charles en solitaire dans sa cellule
Toujours de source auprès des proches du Colonel Charles, cet officier militaire avait auparavant partagé sa cellule avec d’autres détenus. Mais suite à un nouvel ordre donné aux pénitenciers de la maison centrale de Tsiafahy, pour une seconde fois consécutive, le Col. Charles Andrianasoavina vient d’être isolé de cellule depuis mercredi. Néanmoins, son état de santé serait stable, toujours d’après notre source.
Vola R.
source : http://www.matv.mg/?p=14378
jeudi 30 décembre 2010
Malagasy Mandresy, Madagasikara Afaka
Peuple Malgache Gagnant. Madagascar Libre
Winner Malagasy People. Free Madagascar
Communiqué
La situation en Côte d’Ivoire, non à l’ingérence
Devant la situation qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire, nous, GTT INTERNATIONAL, Collectif de la diaspora malgache dont le siège se trouve à Genève (Suisse), entendons dénoncer l’ingérence flagrante de la Communauté Internationale (ONU, UE, CEDEAO, France, Etats-Unis) orchestrée par la France dans les affaires internes ivoiriennes et ce, au mépris des règles du droit international.
Nous voulons préciser que la Côte d’Ivoire est un état indépendant et souverain qui jouit les mêmes droits et égards que n’importe quel autre pays.
Le cas ivoirien nous permet, sans faire d’amalgame, de rappeler celui de Madagascar pour lequel nous n’avons cessé de demander à la France de se garder de toute forme de soutien au régime putschiste actuellement au pouvoir. Nous avons également exigé son exclusion (la France) dans la recherche de solution de sortie de crise compte tenu de ses intérêts économiques incompatibles avec une nécessaire neutralité.
Comme tous les démocrates, nous sommes soucieux du respect des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et à choisir librement leurs gouvernants.
GTT INTERNATIONAL – Collectif de la Diaspora
15, rue des Savoises
Genève – SUISSE
Président : Gilbert Darsot Rasolofoniaina
Vice-Président : Raharimbahoaka Andriahobijaona
http://gtt-international.